Essai prestige du BMW X6
Si l’on évoque le plaisir de conduire, le constructeur automobile BMW vient sans doute à l’esprit de beaucoup, et à juste titre. Passé maître dans l’art de concocter des motorisations conciliant très hautes performances et rendement énergétique élevé, le constructeur bavarois est aussi une référence en matière de comportement routier. Equilibre, maîtrise du poids, précision et dynamisme des trains roulants, direction communicative qui invite au pilotage, sont d’autres qualités reconnues des véhicules de la marque.
Avec le BMW X6, la firme de Munich invente non seulement un nouveau segment de véhicules, mais propose également une nouvelle interprétation de ce plaisir automobile.
Combinaison entre un coupé et un SUV (ou plutôt un SAV, ou Sports Activity Vehicle, dans la terminologie BMW), le X6 inaugure le concept de SAC (Sports Activity Coupe), ou en français, de coupé de loisirs polyvalent. Qu’on ne s’y trompe cependant pas. Le qualificatif important ici est celui de coupé. Car l’objectif est bien de proposer des performances dynamiques et sportives de premier plan dans un format hors norme et statutaire, à une clientèle exigeante et avisée. Les aptitudes à la polyvalence héritées du gène SAV, si elles figuraient sans doute en bonne place dans le cahier des charges initial, constituent presque au final l’heureux plus de ce croisement.
L’arrivée du X6 bouscule pas mal de repères établis. Beaucoup hésiteront sans doute avant d’adhérer au concept, et de se prononcer favorablement sur cet engin roulant non identifié. Il ne laisse en aucune manière indifférent. Cependant, l’objectif semble atteint pour BMW, qui a réussi à créer là un véhicule propre à marquer les esprits, et qui exerce indéniablement un pouvoir hypnotique fort. De quoi satisfaire les exigences d’une clientèle pointue, cherchant une nouvelle forme d’élégance et de brio, en dehors des normes établies. Le X6 aurait pu être un simple concept car propre à alimenter le rêve automobile dans les salons. BMW réussit le tour de force d’amener ce rêve en production.
Intrigué et plutôt séduit par le concept quand il fut dévoilé voici quelques mois, je me suis donc rendu récemment à la concession BMW Royal SA, à Meylan, pour un essai privilégié et fort en émotions de ce véhicule atypique et exclusif, encore rare sur nos routes.
Confronté à la bête, les premières impressions visuelles sont favorables. Si la face avant est familière, évoquant le X5, ses prises d’air béantes et des optiques plus profilées distillent une impression accrue de sportivité. Le pédigrée sportif du X6 se dévoile vraiment quand on découvre son profil impressionnant, avec cette courbe de toit tendue et interminable. Le X6 devient à mon sens irrésistible quand on poursuit son examen en vue arrière ou de 3/4 arrière, où les optiques à LED très réussies et les gènes de SUV contribuent a une impression mêlée de force, de dynamisme et aussi de modernité très particulière. Une longueur et une largeur accrues par rapport au X5, finissent d’asseoir le X6 solidement sur ses énormes roues.
Notre véhicule d’essai était le modèle xDrive35d, un diesel très haute performance de 286 chevaux. On notera que le X6 est en outre disponible en version diesel xDrive30d de 235 chevaux. En motorisation essence, BMW propose le superbe six cylindres essence bi-turbo de 306 chevaux qui officie par exemple avec bonheur sur une série 3 coupé. Encore au sommet de la gamme avant l’arrivée imminente d’une version X6 M, le xDrive50d, motorisé par un V8 de 4,4 litres de cylindrée, monte la barre encore plus haut avec ses 407 chevaux, plaçant le X6 en concurrent direct d’un Porsche Cayenne GTS.
Doté sous le capot d’un bluffant six cylindres en ligne 3 litres diesel à double turbo-compresseur de 286 chevaux et 580 Nm de couple maximal, le X6 de cet essai fait oublier comme par magie ses 2,2 tonnes dès la première pression sur la pédale d’accélération, délivrant une poussée formidable au gré des envolées rageuses de la mécanique. Le moteur offre une très grande réactivité sur une large plage de régime, et sa sonorité est des plus agréables. Il y a longtemps que BMW est passé maître dans les diesels haute performance mélodieux. Au sommet de la gamme diesel, ce moteur est assurément un choix terriblement séduisant pour qui cherche à concilier performances exceptionnelles, maîtrise de son budget à la pompe (8,3 l/100km en cycle mixte), et émissions de CO2 raisonnables (220g/km).
Secondé par une boite automatique à six rapports Steptronic particulièrement rapide, le X6 enchaine les rapports en un éclair, que ce soit par le biais de la commande séquentielle au volant, ou bien en mode automatique. Le système de freinage, très puissant, assure quant à lui des décélérations en rapport avec le potentiel dynamique et la masse du véhicule.
Certes, en matière automobile, les lois de la physique s’imposent implacablement. Ainsi, dans le détail, le X6 de notre essai rend, par exemple, une seconde sur le 0 à 100 km/h à une série 3 coupé 335d bénéficiant de la même motorisation. Il n’empêche, avec le X6, BMW réussit le tour de force de repousser les limites. Alors qu’un centre de gravité élevé et un surcroît de masses auguraient à priori de quelques difficultés, le véhicule que j’ai eu entre les mains offre pourtant un concentré de dynamisme et de sportivité bluffant en toutes circonstances. Ce X6 fait des merveilles sur les routes sinueuses qui s’élèvent au dessus de la vallée du Grésivaudan, où il a tout loisir de dévoiler ses aptitudes remarquables en virage. Outre une voie arrière élargie par rapport au X5, le X6 abat imparablement sa carte maîtresse avec un nouveau différentiel arrière. S’ajoutant à la gestion classique entre les ponts avant et arrière en fonction des conditions d’adhérence et de motricité, le Contrôle Dynamique de Transmission, introduit sur le X6, est capable de répartir de manière variable la force motrice entre les roues arrières, affectant davantage de couple à la roue extérieure au virage, la plus à même de transmettre la force motrice. En résultent une meilleure précision directionnelle, une motricité accrue, et un roulis maîtrisé. Ainsi armé, le X6 devient vraiment impressionnant et permet de négocier les courbes à un rythme vraiment très élevé.
J’ai aussi apprécié la direction active AFS, offrant une démultiplication variable en fonction de la vitesse. Après une période d’adaptation, la forte démultiplication à faible vitesse est un régal, d’autant qu’elle ne nuit en rien à une remontée d’information riche et précise. A un rythme plus élevé, le coefficient de démultiplication devient neutre, gage d’un contrôle irréprochable.
Avec des choix de finition intérieure de très haute facture et une qualité perçue remarquable, le X6 invite aux longs trajets, d’autant que le format généreux du véhicule se traduit par beaucoup d’espace pour le conducteur et ses trois passagers. L’association d’un très beau cuir brun, d’un bois précieux de bambou et d’inserts en aluminium dans notre modèle d’essai était de toute beauté. Un autre exemplaire bénéficiant d’une finition BMW Individual hissait la barre encore plus haut en matière de raffinement intérieur.
La courbe tendue du pavillon de toit pourrait faire craindre une habitabilité problématique à l’arrière, ainsi que des aptitudes sévèrement réduites au chargement. Le X6 s’en tire pourtant de manière très honorable. Les deux passagers à l’arrière voyageront confortablement. Avec un coffre de 570 litres, qui n’en rend qu’une cinquantaine au X5, le nouveau venu transportera sans problèmes quatre sacs de golf, ou une bagagerie conséquente.
Le reste du contenu technologique est impressionnant et sans faille, qu’il soit visible ou qu’il opère silencieusement au service d’une conduite sûre et efficace. Ayant aussi vocation à frapper les esprits et à véhiculer l’image de BMW, il est donc tout naturel que le X6 fasse étalage de tout le savoir-faire de la marque. Notre modèle d’essai recevait, entre autres, l’affichage tête haute, à la fois efficace et aucunement intrusif, une caméra de recul, bien utile étant donné l’étroitesse de la vitre arrière, une mémorisation totale des réglages ergonomiques, et l’incontournable système iDrive.
Avec le X6 et le concept de coupé de loisirs polyvalent qu’il initie, BMW nous livre une nouvelle interprétation très convaincante du plaisir de conduire. Défiant de manière improbable les lois de la physique, le BMW X6 propose à une clientèle exigeante, en quête d’exception et de brio, un concentré terriblement séduisant de dynamisme, de performance et de versatilité. Sur le papier pas évident, le X6 est pourtant une vraie BMW, offrant toutes les qualités qui ont fait la réputation de la marque, sous une robe de rêve.
En Grésivaudan, vous retrouverez le X6 et l’ensemble de la gamme BMW chez Royal SA, concessionnaire exclusif BMW à Meylan, où vous apprécierez l’expérience, l’expertise reconnue, le professionnalisme et le sens de l’accueil des équipes commerciales et techniques. Je tiens d’ailleurs à adresser des remerciements appuyés à Thierry Balas, PDG du groupe, et à toute son équipe pour l’accueil chaleureux qui m’a été réservé dans le cadre de cet essai privilégié.
Catégories: Automobile, Design, Technologie
Mots Clefs: BMW, Grenoble, Luxe, Meylan
Cet article a été posté le 02/04/2009 à 00:01 dans les catégories Automobile, Design, Technologie. Vous pouvez suivre les commentaires échangés sur cet article en souscrivant au feed RSS 2.0. Vous pouvez soumettre un commentaire, ou créer un lien vers cet article depuis votre propre site.









