Art floral japonais au Clos des Capucins

L’Ikebana, art millénaire japonais de l’arrangement des fleurs, s’expose à Meylan du 28 au 30 mars 2009, au Clos des Capucins, à l’occasion de la deuxième biennale de l’Ikebana.

Issue d’un rituel bouddhiste d’offrande de fleurs aux esprits des morts, bien plus ancien encore, cette tradition est devenue un art à part entière, hors d’un cadre strictement religieux, même si elle garde une symbolique et des influences philosophiques fortes. L’ikebana a évolué au fil des siècles, accompagnant les mutations de la société japonaise.

Affiche de la biennale d'Ikebana 2009, à MeylanPlus tard, il fut, avec la cérémonie du thé et la calligraphie, un des arts que les femmes étudiaient à l’école avant leur mariage. Il  demeure aujoud’hui l’un des cinq arts traditionnels japonais. En outre, les compositions florales sont considerées en décoration au même rang que la peinture ou d’autres objets d’art.

L’Ikebana se fait connaitre en France en 1930, quand il est montré par l’écrivain franco-japonaise Kikou Yamata au Grand Palais à l’occasion du salon d’automne des arts. Cet art est aujourd’hui connu et pratiqué à travers le monde.

A la différence de l’art floral occidental, où l’attention se porte avant tout sur la beauté et les qualités de la fleur, l’art japonais s’attache à créer une harmonie de construction relativement codifiée, intégrant aussi le vase, les tiges, les branches et les feuilles.

La deuxième édition de la biennale d’Ikebana est organisée par la ville de Meylan et les ateliers de l’école Sogetsu de Meylan, de Grenoble, et de la Maison Pour Tous de Biviers. Pour l’occasion, le clos des Capucins se transforme en Tokonoma, l’alcôve d’honneur de la maison traditionnelle japonaise, pour accueillir la cinquantaine de compositions florales réalisées à partir de végétaux de saison.

Retrouvez aussi notre récent article sur le clos des Capucins.

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